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LE MUSEE D ACROPOLE



La Grèce dévoile le musée de l'Acropole et appelle "au retour des marbres"
ATHENES | Le chef de l'Etat grec Carolos Papoulias a renouvelé samedi l'appel pour le "retour des marbres" de la frise du Parthénon exposés au British Museum, lors de la cérémonie d'inauguration solennelle du nouveau musée de l'Acropole, au pied du célèbre monument d'Athènes.



Le chef de l'Etat grec Carolos Papoulias a renouvelé samedi l'appel pour le "retour des marbres" de la frise du Parthénon exposés au British Museum, lors de la cérémonie d'inauguration solennelle du nouveau musée de l'Acropole, au pied du célèbre monument d'Athènes.

"Aujourd'hui, le monde entier peut voir rassemblées les plus importantes sculptures du Parthénon, mais certaines manquent; c'est le moment de cicatriser les plaies du monument avec le retour des marbres qui lui appartiennent", a déclaré M. Papoulias lors de l'inauguration du musée.

En présence de plusieurs personnalités dont le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le directeur général de l'Unesco Koïchiro Matsuura, plusieurs Premiers ministres, chefs d'Etat et une trentaine de ministres de la Culture, M. Papoulias a souligné que le musée n'était "pas seulement un musée moderne mais aussi un musée oecuménique".

"C'est notre identité et notre fierté", a-t-il affirmé.

Pour la Grèce, ce musée, dont l'achèvement a pris huit ans et a connu plusieurs reports, se veut avant tout un lieu approprié pour accueillir la frise orientale du Parthénon et d'autres sculptures exposées au British Museum et dont Athènes réclame en vain le retour depuis trente ans.

Conçu par l'architecte franco-suisse Bernard Tschumi et imprégné de lumière naturelle, le nouveau musée à trois niveaux et d'une superficie de 14.000 mètres carrés offre une vue sur le Parthénon, l'un des monuments les plus visités dans le monde et fleuron architectural de l'époque classique de la cité d'Athènes du Ve siècle avant notre ère.

Dirigée par Dimitris Papaioannou, auteur de la cérémonie de l'ouverture des Jeux d'Athènes en 2004, la cérémonie a pris des allures d'une célébration de la Grèce antique, retransmise en direct et en exclusivité par la télévision publique grecque Net.

Un canthare, vase à vin en céramique, a été placé devant les invités dans une vitrine sous le plancher au premier niveau du musée, où sont exposés d'autres vestiges, mis au jour lors des fouilles effectués avant la mise en place des fondations du musée.

"Nous avons voulu marquer avec ces vestiges qui datent d'une fête des fondations d'une maison antique du 3e siècle avant notre ère, située au pied du rocher de l'Acropole, la jonction symbolique du musée avec son lieu d'origine", a dit le directeur du musée et professeur Dimitris Pantermalis.

A la fin d'une visite guidée dans le musée par M. Pantermalis, les invités ont pu assister dans la salle vedette dite "du Parthénon" à la remise en place symbolique d'un bas-relief en marbre conservé auparavant dans l'ancien musée de l'Acropole sur une copie de la frise orientale du Parthénon, dont l'original est exposé au British Museum.

"C'est un acte qui symbolise la politique de la réunification des marbres dans leur forme originale", a dit M. Samaras.

La salle du Parthénon, dont le troisième étage donne sur le temple antique et offre une vue panoramique sur Athènes, comprend des copies de la frise orientale du Parthénon, considérée comme le chef d'oeuvre de l'Antiquité.

"L'Unesco va servir de médiateur pour trouver une solution satisfaisante sur ce sujet à la suite d'une demande de Londres et d'Athènes", a déclaré lors de son discours M. Matsuura.